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Restaurée après les incendies, rescapée de l'acharnement anticlérical et des guerres successives, l'église lutte aujourd'hui contre des agresseurs plus sournois : les tempêtes, la pollution, l'ébranlement de ses fondations voisines des souterrains de Fécamp et malmenées par le passage des poids lourds là où ne circulaient autrefois que des charrettes... si bien que l'église Saint-Etienne est devenue fragile et se détériore peu à peu. En témoignent, entre autres, le cisaillement des meneaux de certaines verrières (notre photo), cette pierre grosse comme le poing qui s'est détaché de la voûte une nuit du mois de juin 1998, « l'envol » du coq et de la croix de fer le soutenant, le tout venant s'abattre à la suite d'une tempête près du parking des taxis, les infiltrations d'eau dans les greniers, l'effritement des joints des pierres dans le clocher, les protections en grillage des verrières complètement rouillées ou disloquées, etc. |
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Voici quelques années, M. Jean-Claude Michel, alors maire de Fécamp, avait pris conscience de l'état de vétusté de l'édifice ; il avait fait faire un diagnostic complet par les Services techniques de la ville et avait lancé l'idée d'un plan de réhabilitation sur plusieurs années : c'était la sagesse même, mais ce plan ne vit pas le jour même si, entre temps, on para au plus pressé. La Mairie, bien informée du problème de la sauvegarde de Saint-Etienne, nous a fait savoir que, malheureusement, il n'y avait pas beaucoup à espérer dans l'immédiat, étant lourdement engagée dans un projet de restauration de l'abbatiale avec l'Etat ! |