SOMMAIRE
- Préface de Bertrand Duboys Fresney
- Avant-Propos de Jean-Claude Omont
- I - Préambule
- 1- Fécamp jusqu’au début du XIXème siècle
- 2- Création du Tribunal de Commerce
- II - Vers la création d’une Chambre de Commerce
- 1- La Bourse du Commerce
- 2- Physionomie industrielle et commerciale de Fécamp en 1832
- III - Installation de la Chambre de Commerce, ses débuts
- 1- 1844-1870 : les premières actions
- 2- Fécamp à l’aube du XXème siècle
- IV - L’envol économique à Fécamp de 1904 à 1940
- 1- 1904-1914 : la Chambre confirme ses ambitions
- 2- Le port autour des années 20
- 3- La prospérité s’étend
- V - Les années de guerre : 1940-1944
- VI - “Les 30 glorieuses” : 1945 à 1972-1975
- VII - La Chambre de Commerce face au déclin de la pêche
- VIII - La Chambre de Commerce prépare l’avenir
- Annexe
- Conclusion
Préface
Que l’on parle de Fécamp, et ma nature se met en éveil.
Fusion ou symbiose ? Les deux ! Je le suis avec l’ouvrage
Fécamp, les passions d’une cité maritime.
Mon intérêt pour notre cité maritime et ses
environs, pour le Pays des Hautes Falaises et pour la circonscription
de la CCI Fécamp-Bolbec prend ses racines tant au niveau
professionnel que familial.
L’entrepreneur ne
peut vivre seul son ouverture, il vit dans un environnement et
doit s’y impliquer pour que celui-ci soit porteur. La Chambre de
Commerce et d’Industrie est l’excellent moyen de développer des
projets et porter la parole des entreprises, son histoire vous est ici
racontée.
Le titre Fécamp, les
passions d’une cité maritime m’est apparu d’entrée comme
étant en osmose avec ce qui a pu être l’engagement de tous
ces hommes et femmes dont la vie a jalonné l’histoire de la
CCI. Un parcours économique, un récit humain. On va
y retrouver espoir, angoisse, volonté, dynamisme, conviction,
jamais le découragement. N’est-ce pas cela LA PASSION ?
C’était la leur. Il est bien de rappeler leur mémoire, de
se souvenir ce que nous leur devons. Ce livre offre au fil des
lignes le travail, la tenacité de plusieurs
générations. Il nous propose un exemple à suivre.
De 1844 à nos jours - Une histoire forte, la maîtrise et
le savoir-faire étant toujours au rendez-vous. La route a
été dure, le gros temps a fait rage, le navire a
tangué, mais le cap a été maintenu. Le port a
été atteint.
La fusion des
Chambres Fécamp-Bolbec n’en est-elle pas l’exemple ? Partis de
très loin, ensemble, nous y sommes arrivés.
C’est pourquoi la sortie de ce livre me fait plaisir. Il est bien de
fixer l’histoire, de mettre à la disposition de chacun en un
seul volume près de deux siècles d’un récit du
travail acharné de nos aînés.
Encore fallait-il rencontrer les compétences, la matière
étant là. Les Amis du Vieux-Fécamp, qui ont une
conscience aigüe pour tout ce qui concerne la connaissance du
Patrimoine, ont su répondre présents.
L’un des leurs, je dirais des nôtres, il a été
vice-président de la CCI, président du Tribunal de
Commerce, a réalisé un travail de
“bénédictin” par une compilation précise. Je
remercie et félicite Michel LEDUN.
Parler du passé pour préparer l’avenir, voilà la
voie de la sagesse, le chemin à suivre !
Bonne lecture.
Bertrand DUBOYS FRESNEY
Président de la Chambre
de Commerce et d’Industrie de Fécamp-Bolbec
Qui a le Passé pour racine
a pour feuillage l’Avenir.
Victor Hugo
Avant-propos
De multiples raisons s’imposaient pour justifier cette édition
retraçant l’histoire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de
Fécamp.
FéCAMP, LES PASSIONS D’UNE CITé MARITIME
Ses responsables, et en particulier Bertrand DUBOYS FRESNEY,
souhaitaient depuis longtemps en rappeler le parcours depuis
l’époque de la Bourse du Commerce - devenue Chambre de
Commerce - jusqu’en 2007, avant que s’ouvre une nouvelle histoire avec
la création de la Chambre de Commerce de Fécamp-Bolbec.
Nous avions le commanditaire.
Nous savions qu’un travail méthodique de recherches avait
été réalisé par Michel LEDUN en 1994
à l’occasion du cent cinquantenaire de la CCI, où des
conférences très appréciées en avaient
laissé pressentir tout l’intérêt.
Nous pouvions compter sur l’auteur : Michel LEDUN est un
fécampois de souche (né-natif comme on dit à
Fécamp). Il a grandi dans l’ambiance du monde maritime, puis est
devenu chef d’entreprises impliquées dans les activités
du port. Il faut souligner qu’au-delà de ses
responsabilités professionnelles, la communauté
fécampoise lui doit beaucoup en tant que vice-président
de la Chambre sous la présidence de Jean York, mais surtout
dans la responsabilité de Président du Tribunal de
Commerce avec quelques dossiers humainement sensibles.
Incontestablement, il porte une PASSION pour « sa ville ».
Les Amis du Vieux-Fécamp ne pouvaient manquer l’occasion de
faciliter le projet qui se présentait en assumant le
rôle de l’éditeur.
Connaître d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va.
Il y avait un beau dessein : rendre accessible à tous dans un
seul document près de deux siècles de travail, de
passions économiques et industrielles.
Puis, en favorisant la sortie de cette édition, nous donnons en
quelque sorte une suite logique au livre de Jean-Pierre Balier : Il
était une fois un Port qui relate son élaboration depuis
les lointaines origines jusqu’en 1914.
FéCAMP, LES PASSIONS D’UNE CITé MARITIME
Ce titre proposé par l’auteur et retenu à
l’unanimité, est très adapté à l’histoire
de notre ville. Son essor est ponctué d’exemples forts,
portés par des hommes passionnés. Il nous vient tout de
suite à l’esprit :
• Alexandre Le Grand dont nous apprécions toujours aujourd’hui son héritage,
• Gustave Couturier, maire pendant 30 ans et devenu
grand chef d’entreprise à partir de sa volonté et de son
talent, assurant plus de 1.000 emplois,
• Joseph Duhamel, fondateur des Pêcheries de
Fécamp, fleuron de l’époque prospère de la Grande
Pêche,
• Gustave Vasse, armateur, président de la CCI pendant 28 ans (1920-1948).
Toutes ces personnalités ont été portées
par une PASSION, raisonnée, exemple d’une réussite dont
la population fécampoise a beaucoup profité. Ils
ont écrit quelques belles pages de la vie de notre cité
maritime.
Friedrick Hiegel nous dit : «Rien de grand ne s’est accompli dans le monde, sans passion».
L’histoire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Fécamp
n’avait pas encore été écrite. C’est maintenant
chose faite. C’est une histoire attachante, qui n’est pas un roman mais
qui veut être le reflet très fidèle d’un parcours
économique et industriel passionnant, difficile parfois,
certes, mais toujours au service du commerce et de l’industrie.
Ainsi, l’association des Amis du Vieux-Fécamp se place dans la
mission qui est la sienne, lisible depuis 100 ans sur ses
armoiries :
Nepotibus avorum gesta et nobis
(Les œuvres de nos ancêtres pour nos descendants et pour nous).
Jean-Claude OMONT
Président de l’Association des Amis
du Vieux-Fécamp et du Pays de Caux.
Conclusion
Issu d’une famille d’ancêtres intégrés depuis
plusieurs générations dans le monde maritime
Fécampois par un arrière-grand-père inspecteur des
pêches, un grand-père d’abord tonnelier puis saleur et
armateur de lougres pour la pêche du hareng et d’un voilier pour
la pêche de la morue à Terre-Neuve et d’un père
négociant-saleur, armateur et à l’origine
d’industries dérivées de la pêche, mais trop
tôt disparu.
Ce monde maritime m’a
toujours fasciné ; aussi c’est avec une véritable passion
que je me suis plongé dans l’histoire de Fécamp, de sa
région et de son évolution économique à
travers les actions menées par la Chambre de Commerce. Mais j’ai
trouvé tout aussi passionnant la découverte d’une
région et d’un paysage unique par sa situation
géographique.
Campé sur de
hautes et blanches murailles, falaises abruptes au pied desquelles la
Seine serpente au sud et la mer se brise à l’ouest, c’est “Le
plateau de Caux - Pays des Hautes Falaises”.
A l’amont comme à l’aval face à l’océan, la
côte est taillée à vif, et d’une vallée
à l’autre, si ce n’est quelques valleuses s’arrêtant
à mi-hauteur, la grande muraille demeure comme une forteresse
dressée pour étayer le territoire dont elle a la garde.
La grandiose ligne de falaises les plus hautes de la côte, qui
s’étend du cap d’Antifer au nord de Fécamp offre un des
plus beaux spécimens de falaises curieusement historiées
d’étretat avec la Malporte, l’Arche et son Aiguille, le Chaudron
de Bénouville, l’Aiguille de Belval, le Roc de Vaudieu et le Roc
aux guillemots, à Fécamp avec le Trou au Chien, le
Domaine des géants, la porte au Roi et à la Reine, etc.
Fécamp, cité maritime a de tout temps été
tournée vers les pêches plus ou moins lointaines
pratiquées par des hommes hors du commun issus pour beaucoup des
hameaux de la campagne environnante. C’est dans ces hameaux que s’est
perpétuée la race courageuse et vaillante du marin-
pêcheur, c’est là qu’ont grandis les mousses qui allaient
à Terre-Neuve, dans les mers du Nord et d’Islande,
attachés à la mer parfois si cruelle et si exigeante de
courage et d’efforts.
Evoquer le
passé, c’est connaître ses racines et comprendre le
rôle important joué par nos ancêtres. Aujourd’hui,
nous vivons dans un monde différent et notre avenir
réside dans les projets d’extensions du bassin Freycinet qui
doivent permettre au port de trouver des activités nouvelles et
assurer un développement dans les domaines de la Pêche, du
Commerce et de la Plaisance. Dans l’exploitation de notre site
remarquable sur le plan touristique, dans une activité
commerciale et industrielle sans cesse renouvelée et
complétée par de nouvelles activités, l’œuvre de
nos anciens est une référence pour les
générations futures en laquelle nous plaçons nos
espérences.
Michel LEDUN
 | L’entrée du port : La meilleure solution est apparue de construire en rade deux digues divergentes.
La largeur de l’entrée serait de 100 mètres entre les môles terminaux
des 2 digues qui prendraient leur départ du rivage, la digue nord aux
falaises du Cap Fagnet, la digue sud à l’extrémité nord de la plage. On
réaliserait ainsi un amortissement sensible de la houle. La
jetée nord serait en partie démolie, mais on conserverait le
brise-lames nord et il en serait établi un autre au pied de la falaise
et qu’une estacade construite en place de la jetée nord chevaucherait
pour rejoindre la digue nord. La jetée sud serait entièrement
démolie et l’ouvrage de remplacement prendrait naissance dans la plage,
en bordure du boulevard des Belges, puis du quai Vicomté, l’écartement
des digues au départ étant ainsi de 500 mètres environ. La longueur de
la digue nord sera de 500 mètres, celle de la digue sud de 400 mètres.
Un chenal à moins 5 mètres et large de 100 mètres reliera ce pertuis à
l’entrée du port. |
Quais et approfondissement du port intérieur :
- Les quais nord de l’avant-port actuel seraient portés à la cote – 5
- Le quai de la Vicomté est à reconstruire
entièrement, mais ce travail qui s’impose en raison de son
état de vétusté, était déjà
prévu.
- Le perré Ouest de
l’avant-port serait transformé en quai, ainsi que la partie de
la plage, qui constituerait à l’ouest le terre-plein compris
entre le perré et la plage ; ce terre-plein pourrait recevoir
des dépôts de charbon et de mazout et devenir quai
d’armement pour le ravitaillement des chalutiers.
Cette partie du port avec ses quais serait surtout utilisée au
moment de la pêche du hareng, étant placée à
proximité des installations de salaisons et de saurisseries.
L’arrière-port réservé à la pêche
fraîche serait muni d’appontements établis par un dragage
à – 5 permettant de réserver en partie le perré
sud qui contribuerait encore à l’amortissement de la houle.
Les bâtiments existants sur ce terre-plein (Magasins
Généraux, bureaux des Douanes, Ponts et Chaussées,
courtiers maritimes) seraient reconstruits dans une autre partie du
port.
A leur place seraient
édifiés une halle de vente de poissons, des locaux
destinés aux mareyeurs pour la préparation et
l’emballage, des salles frigorifiques et une gare maritime avec un quai
relié à la gare principale par voies ferrées pour
les expéditions.
Un quai serait également établi pour le chargement des camions partant par la route.
La reconstruction des Magasins Généraux est prévue
sur le terre-plein nord du bassin Freycinet et celles des bureaux des
Ponts et Chaussées, Douanes, courtiers sur le terre-plein sud de
l’avant-port nouvellement construit.
Les quais
seraient pourvus de grues pour le déchargement du poisson.
Le bassin Bérigny et le bassin Freycinet resteraient dans leur
état actuel et dragués à la plus basse cote
possible, l’un réservé à la grande pêche
dont nous connaissons l’importance et que Fécamp compte bien
intensifier pour alimenter des maisons de morue et des
sécheries, l’autre réservé comme actuellement aux
navires de commerce.
La dépense
serait de l’ordre de 300 millions à financer tant en
subventions de l’état, du Département et de la Ville
que par un emprunt réalisé par la Chambre de Commerce,
gagé par des péages divers et pratiquement sur une taxe
de la valeur du produit débarqué.
Le port autour des années 20
En 1917, un voilier fécampois, le Saint-Antoine-de-Padoue,
affecté au transport de charbon entre la France et l’Angleterre
et armé d’un canon de 45 mm, a attaqué à l’aller
comme au retour un sous-marin ennemi, l’obligeant à plonger,
sauvant un voilier français le Saint-Jacques et six voiliers
anglais qui se trouvaient à ses côtés. La Chambre
décide d’allouer au capitaine et à l’équipage une
prime de 1.000 francs. Charles Le Borgne ajoute comme armateur la
même somme, puis une souscription ouverte au journal a permis la
distribution d’une somme de 25.000 francs.
L’heure légale est avancée d’une heure pendant la
période comprise entre le premier dimanche de mars et le premier
dimanche d’octobre. Il a été constaté un grand
avantage pour le commerce et l’industrie. La Chambre se prononce pour
que cette disposition soit maintenue à l’avenir.
Le troisième emprunt de la Défense Nationale pour
l’ensemble du pays a produit la somme de 10.273.000.000 F (francs
anciens) et pour notre ville qui compte 18.000 habitants 10.070.512 F,
ce qui donne par habitant 559,47 F.
Seulement
sept voiliers sont partis pour Terre-Neuve en 1917. Trois d’entre eux
ont été perdus, deux par torpillage et par abordage. Tous
les chalutiers étant réquisitionnés pour la
Défense Nationale, il n’y a pas eu d’armement pour Terre-Neuve
ou l’Islande.
Adrien Constantin propose de donner
la dénomination des quais du bassin Freycinet comme suit : le
quai nord sera dénommé, quai de la Marne, le quai sud,
quai de Verdun.
Une réunion se tient
à la Chambre de Commerce de Rouen le 1er juillet 1918 en
vue de constituer la région économique de la
Haute-Normandie comprenant les départements de la
Seine-Inférieure et de l’Eure pour former la troisième
région économique de France.
Dans
sa séance du 3 janvier 1919, la Chambre de Commerce
proteste énergiquement auprès de notre
ministère des Affaires Etrangères devant la
démarche de la colonie anglaise de Terre-Neuve pour obtenir
du gouvernement britannique qu’il demande à la France
d’abandonner ses droits sur Saint-Pierre-et-Miquelon, droits reconnus
par le traité d’Utrecht de 1783.
Un plan
de développement de la pêche de 200 millions de francs
fait l’objet d’un projet de loi déposé par le commissaire
aux transports maritimes. Ces crédits seront employés
à la création d’un grand port de pêche à
Lorient, un autre à La Rochelle, à des installations
nouvelles dans le port de Boulogne et à la création
de deux ports de pêche en Méditerranée dont l’un
à Port-Vendres. Fécamp déjà oublié,
réclame sa part et propose que les 200 millions soient
répartis entre tous les ports de pêche proportionnellement
à leur production.
En 1919, la ville de
Fécamp décide d’ouvrir une souscription en vue de
l’érection d’un monument à la gloire des armées
françaises et s’inscrit pour 5.000 F. La Chambre de
Commerce verse également une somme de 5.000 F.
Si la guerre avait provoqué un ralentissement de nos industries
et de la pêche, dès la fin de 1919, la Chambre, dans un
rapport adressé au ministre des Travaux Publics, expose toute la
volonté de notre cité de retrouver très rapidement
l’ensemble de ses activités, et son désir de poursuivre
son développement économique. Le Président Camille
Dubosc déclarait : « Pendant les hostilités,
vingt-huit unités de notre flotte ont été
détruites par l’ennemi. Elles n’ont pu encore être
remplacées qu’en partie. Des pourparlers sont
engagés pour plusieurs navires. Un grand cargo est en
construction et plusieurs sociétés nouvelles sont en
formation pour l’achat ou la construction de vapeurs ou bateaux mixtes.
Deux grandes usines se sont montées pendant la guerre, une
filiale de Senelle-Maubeuge pour la métallurgie, une
fabrique de boulets et briquettes : la Société
Charbonnière Fécampoise. La Compagnie du Gaz et de
l’électricité a acquis de vastes terrains pour
l’installation d’une grande usine. Ces trois établissements
importeront à eux seuls par Fécamp 80 à
100.000 tonnes de charbon. Nous pouvons affirmer qu’avant la fin 1920,
notre port sera doté d’une importante flottille marchande et
qu’une ère de travail fécond est en perspective. »
Il est fait état dans ce même rapport d’un trafic
commercial maritime en 1918 de 395.000 tonnes, alors que le produit des
pêches livrées au port de Fécamp en 1920 est
estimé à 33 millions de francs.
La pénurie de monnaie dans notre région s’aggrave chaque jour et
paralyse les opérations du commerce. La Chambre de Commerce, sous
certaines obligations, décide de procéder à l’émission de bons de
monnaie pour 500.000 F comme suit : - 100.000 bons de 2 F ; - 200.000 bons de 1 F ; - 200.000 bons de 0,50 F.
L’impression est confiée à la société Monville de Caen. Les frais
entraînés par cette émission s’élèvent à 15.000 F qui seront déduits de
la somme à verser au Trésor. Le délai de remboursement est fixé à
trois ans. |  |
Par décret du 16 mai 1919, il est possible d’obtenir une
cession gratuite provenant de prises de guerre. La Chambre de
Commerce a ainsi obtenu l’octroi de deux obusiers de tranchées
à prendre au parc d’artillerie de Vincennes. Ils lui seront
expédiés en port dû. Que sont-ils devenus ?
Pendant l’année 1920, la pêche du hareng ayant
été très importante, les ateliers de salaisons, au
nombre de trente-six, employant plus d’un millier de personnes, ont
traité 192.992 barils de harengs (environ 20.000 tonnes).
La Société de la Pêche Française et
Sécheries de Fécamp, ainsi que diverses maisons de
salaisons, ont expédié 3.500 tonnes de morue. Le filet de
morue, article nouveau, entre dans ce chiffre pour deux cents tonnes.
Il trouvera d’ailleurs un essor très rapide puisque la
production atteindra vers 1925 plus de trois millions de
boîtes.
à l’occasion de
l’Assemblée des Présidents de Chambre de Commerce du 7
mars 1922, il est évoqué le problème des
allocations familiales qui ont été instituées
spontanément par les employeurs en faveur de leur personnel
chargé de famille. Cette institution a pris dans le cadre de
l’initiative privée un développement considérable
et est proportionnée au nombre d’enfants à
élever.
Il résulte des statistiques
que la gare de Fécamp occupe en ce qui concerne les
expéditions le 18e rang avec 178.000 tonnes et pour ce qui a
trait aux arrivages le 32e rang avec 100.000 tonnes alors que le
nombre de gares du réseau est de 3.416.
La Chambre de Commerce décide l’acquisition des deux
premières grues électriques pour l’équipement du
terre-plein sud du bassin Freycinet ; la dépense est
évaluée à 350.000 F.
Le monument à la
gloire de nos armées, œuvre de François Sicard,
érigé place Charles de Gaulle à la mémoire
de nos morts, fut inauguré le 11 novembre 1922 en
présence de Léopold Soublin, maire, et de Charles
Lallemand, préfet de la Seine-Inférieure.
Par un
décret du 11 août 1925, la Chambre de Commerce est
autorisée à acquérir l’immeuble qui sera
occupé par les écoles d’Hydrographie et de Pêches
Maritimes sis 7, rue de Mer, pour le prix de 18.700 F et appartenant
à M. Dumont.