Les Amis du Vieux Fécamp se sont retrouvés,
très nombreux (plus de 60 personnes), dans le cadre de leur
programme de sorties, le 3 août pour aller à la
découverte du Patrimoine cauchois, en visitant deux très
belles demeures.Si elles sont exceptionnelles, comme
décrit ci-après, il faut aussi retenir la qualité
de l'accueil, la passion, la générosité,
apportées par Mesdames MADEC et DAUBEUF, propriétaires,
pour la sauvegarde et la protection du Patrimoine.Nous leur disons notre reconnaissance, ainsi qu'à L. LAGARDE et A. CARPENTIER.A signaler : Madame Marie-Odile DAUBEUF, est à la recherche d'un pressoir à pommes.
MANOIR D'EQUIMBOSC
Le
manoir d'Equimbosc, construit au début du 16e siècle,
domine la campagne environnante. Malgré un incendie au 18e
siècle où la moitié du bâtiment a disparu,
il est encore imposant avec sa façade de damiers de silex sertis
dans la brique rose.Mais les outrages du temps le
marquent : façades, toiture, et sa nouvelle propriétaire,
Madame MADEC, commence sa restauration.Dés l'entrée, entre deux étais, on perçoit en partie, l'ampleur du travail à réaliser.Les portes, fenêtres, boiseries sur les murs, sont en mauvais état. Les plafonds «plongent»...Les
pièces, de grands volumes avec de belles cheminées, sont
meublées. Les fenêtres ont leurs tentures en lin, de
nombreux tableaux anciens sont accrochés aux murs. Un fond
musical de Beethoven et le tout décoré de mille objets,
test que déjà le manoir revit.Le
jardin est dessiné et de jeunes hêtres ont
été plantés en clôture de la vaste
propriété.La propriétaire estime à environ 20 ans la remise en état du manoir et de son environnement.
CHATEAU/MANOIR «la Pailleterie»
«
La Pailleterie », construit en 1602 par Anne de Pardieu est en
bon état et doit sa restauration à une dame, Mme DAUBEUF,
qui avec son mari en devint propriétaire en 1955.Actuellement, Madame Marie-Odile DAUBEUF, sa belle-fille, continue son oeuvre.Cette
demeure située dans un bel environnement de verdure, de fleurs
et de pommiers, est le type même des gentilhommières
cauchoises d'époque Henri IV. Le corps du logis est
flanqué de quatre tours quadrangulaires saillantes. Dans le
toit, seule la lucarne centrale au fronton gravé « Dame Anne de Pardieu qui a fait bâtir ce lieu par la grâce de Dieu. L'an de grâce 1602
» a été conservée. Les autres ont dû
être démontées pour des raisons de
sécurité.Dès l'entrée, qui
se fait par un beau perron en pierre, un grand escalier
intérieur a été remis en état. La descente
de la cave avait été murée. Les marches sont en
pierre et les voûtes en brique rouge.Au
rez-de-chaussée comme à l'étage, les salons et les
chambres sont décorés sobrement et meublés de
nombreux buffets et armoires cauchoises. Les fenêtres sont
garnies de belles tentures en lin, unies ou brodées (près
de 4 mètres de hauteur !)Beaucoup d'objets
anciens reprennent vie dans ce manoir. Ici, une collection de carafes
(vin, eau, cidre) sur une table de ferme, là dans la «
caudrette » de nombreux pots à laits, terrines à
pâté, casseroles en cuivre.., des cafetières dans
la cuisine. Les toilettes ont aussi leurs collections de... vases de
nuit !Madame Marie-Odile DAUBEUF,
a remis récemment en état une grande salle
voûtée à la cave. Une cheminée monumentale
qui avait été murée pour des raisons de
sécurité a été dégagée et
refaite à l'identique. Le sol recouvert de ciment a alors
attiré sa curiosité et en le cassant elle a trouvé
la trace de silex. Après beaucoup de travail pour
déblayer cette surface, apparaît maintenant un sol
entièrement pavé de silex noir, d'un très bel
effet et dont aucun autre manoir ne posséderait cette
particularité.Toujours dans la cave, le cellier
avec ses rangées de barriques attend un pressoir que Mme DAUBEUF
recherche désespérément.Deux manoirs, et l'histoire de quatre femmes :- Madame MADEC qui entreprend une restauration importante qui durera plusieurs décennies,
-
Anne de PARDIEU qui a construit un château et qui pourrait
être fière, 400 ans plus tard, de voir une femme qui l'a
sauvé de la ruine, et une autre qui continue son oeuvre.
Ces femmes dynamiques ayant une même passion : la sauvegarde du Patrimoine.Léone MALANDAIN
Manoir d’ EQUIMBOSC
Construit
au début du 16e siècle par la Famille de RELY (originaire
d'Artois), établie en Normandie sous FRANCOIS IerModifié au 18e siècle en façade, incendie ayant détruit une partie de la façade(Damiers de silex sertis dans la brique rose, caractéristiques des demeures cauchoises de l’époque).
Chapelle « Notre Dame » de BIELLEVILLE
L'orthographe de BIELLEVILLE (réuni à la Commune de Rouville) a varié suivant les siècles.Chapelle
à l'origine, elle devient église paroissiale sous le nom
de « Bielleville la Pelletière » ou
Bierville la Palleterie du nom des Patrons Les Davy de la Pailleterie
(Château à quelques centaines de mètres).Elle
conserve de l'époque romane les murs de la nef, soutenus de
contreforts plats, couronnés de modillons à tête
grimaçante.Choeur du 13e siècle, remanié au 18e, ainsi que le clocher.Intérieur
: dans le choeur et la nef, les blasons des Davy, Seigneurs de
Bielleville ( d'azur à trois aigles d'or, avec anneau
doré.)Sur vitrail transept Nord représentant une Vierge à l'Enfant, armoiries des Comtes de Tancarviille et d' Harcourt.Voûte en berceau de bois. Reliquaires - Poutre de Gloire - Statues de la Vierge.Autel décoré d'une fresque en trompe-l'oeil - Toile « Naissance de la Sainte Vierge».La
sauvegarde et la restauration sont dues en grande partie à
l'Abbé COULON, ancien curé de Tocqueville les Murs.
Château/manoir « La PAILLETERIE »
L'inscription gravée sur le fronton de la lucarne centrale, permet d'en dater la construction : « Dame Anne de Pardieu qui a fait bâtir ce lieu par la grâce de Dieu. L'an de grâce 1602 ».Bâti
sur le « Domaine de la PAILLETERIE, propriété de la
Famille DAVY, du 14e au 18e, (Ancêtres du Romancier «
Alexandre Dumas »), cette demeure est le type même des
gentilhommières cauchoises d'époque HENRI IV.Corps de logis avec tours quadrangulaires saillantes (façades briques rouges et noires). Grand escalier intérieur.